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 Bryan Crimson... *dort*

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MessageSujet: Bryan Crimson... *dort*   Jeu 17 Avr - 11:32

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La base du début du commencement ~~


♦ Nom du personnage;Crimson

♦ Prénom(s) du personnage;Bryan

♦ Date & Lieu de naissance;4 avril 1996, Manchester

♦ Age du personnage;18 ans ~~

♦ Origine(s);Anglais/Français

♦ Sexualité;Vers moi ~~ <3 #PAF Et les filles ~~ éé

♦ Etude (+ métier si job étudiant en dehors des cours); Matheux + dormeur ~~





Un reflet fabulous ~~

Orz... Vous voulez... Quoi ? Une description physique ? Désolé les enfants, j'fais pas Littérature, c'est écrit plus haut... Par contre si vous voulez, y a un dossier sur moi là-bas, y a tout écrit dedans... Bon okay, il existe pas le dossier... Mais s'il existait, il serait facile à rédiger... Enfin j'veux dire... Orz... D'accord, j'vais la faire, ma présentation...

Bon... Tout d'abord... Même à dix-neuf ans... Je fais pas mal grand pour mon âge. On me l'a souvent dit... Non pas que je prenne ça comme un inconvénient ou un avantage... Non, en fait, je m'en fiche un peu. Donc, on disait. Grand, genre un bon mètre quatre-vingt-dix. Oui, grand, quand même. Presque deux mètres, m'enfin, si j'avais pu choisir j'me serais fait moins grand, quand même. Mais bon , ça va, j'suis svelte avec ça, vous attendez pas au sportif du coin. Pis t'façons, mon corps je l'entretiens pas, j'en ai pas besoin, j'suis déjà assez fabulous comme ça. Enfin, ça dépend des goûts.  Si vous aimez le style androgyne, vous allez être servi(e)s avec moi. Si vous aimez pas, bah... Vous aimez pas. Donc, j'ai un long corps, svelte, et qui pèse à peine dans les soixante-dix kilos. Ce n'est qu'un détail, me direz-vous.Vous avez totalement raison. Pour continuer de parler de mon apparence en général, je terminerai par le style vestimentaire, qui est aussi, je vous l'accorde, un détail. Bah... Vous connaissez, le style androgyne, quoi... Le genre de vêtements pas souvent épais, qui laisse un peu transparaître toute ma maigreur... Avec des voiles parfois, de fines écharpes, tout ça... M'enfin, vous voyez, quoi !

Alors... Feuilletons la liste qui n'est pas une liste mais plutôt un pavé de ce que pourrait contenir le dossier sur mon physique imaginaire... Alors... Un miroir, s'il vous plaît. Merci bien. Coucou mon reflet, tu pourrais me dire à quoi je ressemble ? Oui, je t'écoute. Alors, il me dit que j'ai les cheveux turquoises. Turquoises ? Il exagère, ils virent plus au bleu-vert, disons. Enfin, ça dépend de la luminosité, tout ça tout ça, quoi. Je vous rassure (ou pas), ce n'est pas ma couleur naturelle. En réalité, ils sont noirs. Mais genre, noir jais. Vous voyez, votre écran de télé quand il est éteint. Mes cheveux sont encore plus noirs. Mais de toute façon, vous ne verrez que rarement, voire jamais mes cheveux comme ça, donc je vois pas pourquoi je vous parle de ça. A part ça. Déjà, ces cheveux sont longs. Enfin, mi-longs. Et plutôt raides. Pour faire des coiffures qui ressemblent à quelque chose c'est mission presque impossible. C'est pour ça que j'ai développé une habileté particulière à coiffer les cheveux en général, mais ça on en parlera plus tard.

Autre chose, cher reflet ? Oui ? Qu'est-ce qu'il a, mon visage ? Il est fin, dis-tu ? Laisse-moi toucher pour vérifier... Ah, oui, tu as raison, mon visage a des trains très fins. Androgyne powa... Mon air ? Androgyne aussi ? Quoi, mon regard surtout ? Hum... Des sourcils pas très épais, de fins yeux en amande, au regard rouge mat. Oui, ils sont rouges, et ça par contre, c'est presque naturel. C'est-à-dire que plus petit, je me suis pété les yeux, mais ça, c'est dans mon histoire. Je n'ai pas de problèmes d'yeux pour autant, même si c'est pas passé loin. Mais t'façons, des yeux rouges, c'est carrément classe, non ? Pis ça va, mes pupilles en revanche sont assez grandes par rapport à mes yeux : le blanc se voit, mais les iris prennent une plus grande partie. Et ils sont pas genre, rouge vermillon. Juste rouge mat, voire bordeaux. Ce qui vous offre un regard assez doux et agréable. En fait, si j'ai rarement un regard lucide, c'est surtout parce que j'suis tout le temps fatigué, mais ça on en reparlera encore une fois plus tard. Sinon, sur mon visage... Bah, j'ai le nez fin, un peu long... Une bouche assez fine, des dents blanches et bien alignées, une langue... Nan, sans déconner, vous voulez que j'vous dise quoi d'autre ? C'est largement suffisant comme description !
[687 mots ~~ Respectable disons ~~]





Cerveau chelou ~~

Alors, next. Je parie que vous voulez en savoir plus à propos de ma personnalité. Comment je le sais ? Ne vous en voulez pas, c'est pas votre faute, vous êtes juste trop prévisible. Hum, mais vous savez, ce genre de questions ultra-larges... C'est un peu bâtard quoi. Il y a beaucoup trop de choses à dire... Orz... Bon, on va dire qu'on va juste commencer par les grandes lignes.

Alors... Pour commencer, il faut savoir une chose. J'aime la vie ! J'aime le monde, j'aime le gens, oui, j'aime tous le monde, oh oui, je les aime... Même toi que je ne connais pas encore lorsque tu lis ces mots, oui, je t'aime ! A mes yeux, chaque être humain est semblable, qu'il soit nouveau-né de Micronésie ou le plus grand des criminels ! Chaque être humain a sa chance à mes yeux... Oui, ça vous paraîtra un peu bizarre et même malsain, aux yeux de certains, même de beaucoup, je suppose, mais c'est simplement ma façon de voir les choses. Evidemment, si une personne s'en prend personnellement à moi, je peux m'énerver aussi... Et généralement, c'est pas très beau à voir... Mais je le fais rarement... Pour m'énerver il en faut énormément ! Mais de toute manière, je ne pense pas que j'aurai à me mettre dans cet état... Mais passons ! Voyez-vous, ce trait fait de moi quelqu'un de très sociable, donc. C'est que j'aime me sentir aimé, j'aime aimer, j'aime un peu moins souffrir en revanche, mais au final, je me dis simplement que tout ça ne me fait que me montrer plus que tout que je suis vivant ! Et j'aime ça ! Et naturellement, ma joie de vivre me permet de beaucoup rire. De rire, et d'aider les gens à rire ! Car je vous l'ai dit, j'aime les gens, de ce fait, j'aime aider les gens ! Et ce que je préfère, c'est les voir rire ! Alors évidemment, je m'en donne les moyens ! Je suis particulièrement doué pour faire rire les gens ! Bien sûr, je ne suis pas un magicien et ne devine pas du premier ce qui fera rire qui, mais en général, cette étape ne prend que peu de temps !

Vous l'aurez donc compris, je suis quelqu'un de très social. Cependant... Il semblerait que lors de ma conception, les dieux ou je ne sais quelle entité voulait qu'il en soit autrement... Ainsi, je suis atteint de diverses phobies et pathologies, pour de multiples raisons. De la plus gênante à la plus absurde. Pour commencer, je suis atteint de la maladie de Gélineau, soit narcoleptique. C'est-à-dire que je suis susceptible de m'endormir... N'importe où, n'importe quand, et n'importe comment. Voiiiilà ! Niveau maladie gênante, j'ai gagné au loto j'pense ! Alors, déjà, c'est ultra chiant, c'est gênant, c'est... Enfin, je sais pas ! Vous devez bien vous imaginer non ? Vous penseriez quoi si vous vous souvenez vous être endormi au brevet au début de l'épreuve ?  C'est vraiment trop chiant ! Mais je préfère en rire... M'enfin, vous voilà avertis maintenant ! Parce qu'en plus, c'est vraiment soudain... Et ça m'a souvent mis dans des situations des plus embarrassantes... Non je refuse de vous en citer ! Ensuite... J'ai une phobie, mais... D'ailleurs, pas qu'une... Mais... Elles sont extrêmement gênantes à avouer... Bon, quand il faut y aller... Je suis à la fois... Hippopotomonstrosesquippedaliophobe, luposlipaphobe, et anatidaephobe. La première étant la peur des mots trop longs, je l'ai copié-collé d'ailleurs, et je baisse les yeux pour ne pas le voir, la seconde étant... la crainte excessive d’être poursuivi par des loups sur le parquet fraîchement ciré d’une cuisine en ne portant que des chaussettes aux pieds, joli souvenir d'un cauchemar, puis de mes parents, merci... Et le dernier étant... La peur que quelque part, d'une façon ou d'une autre... Un canard m'observe. Alors, non, je refuse de m'étendre sur ces sujets-ci. C'est déjà assez pénible à avouer, les personnes qui savent cela de moi-même se comptent sur les doigts de pied de mon pied gauche. Donc, voilà, merci bien.

Il y a une troisième grande partie à cette description... Il s'agit de mon côté logique ! Oui, parce qu'en lisant cette fiche, vous étiez sûrement en train de vous dire "Mais What The Fuck ?! Qu'est-ce qu'il fout chez les matheux lui ?!"... J'y viens, j'y viens. Il faut savoir que, oui, j'aime la vie, tout ça tout ça, les sentiments. Par contre, je suis pas un bisounours complet, faut pas déconner, je sais aussi que le monde ne carbure pas à l'amour, mais à la logique. Et en ce qui concerne la logique, même si je n'aime pas forcément me montrer sous ce jour, je suis particulièrement implacable en logique. D'où mon affiliation, vous voyez ? Je sais que ça trash totalement avec tout ce que j'ai dit plus haut, cependant, je suis un être antithétique en soi, je pense que vous l'avez compris. Toute cette logique, les énigmes, les problèmes, les équations... Je ne dirais pas que je suis un génie, car le génie nait génie selon moi. Je dirais plutôt que quand il le faut, je suis particulièrement acharné au travail. Et que cet acharnement a toujours payé, toujours... Sauf quand je m'endors bien sûr. Mais ne vous attendez pas au matheux 26h/24 le nez plongé dans les maths... De simples coups d'yeux me suffisent à moi. Et puis, ça me permet de profiter de la vie... Je sais m'enjoy moi !
[918 mots, suffisant, voire good !]





Encore plus de folies que Chuck Norris ~~

Voilà dix-huit ans que tu es né, jour pour jour... Tu plaques tes mains sur ton visage en relevant les quelques mèches rebelles qui traînent sur ton visage et un long soupir s'échappe de tes poumons. Tu te laisses ensuite tomber sur un lit en bois au matelas moelleux, le tien. Tu laisses tes mains se glisser de nouveau le long de ton corps, et fermes les yeux. Dix-huit ans... Le temps passe si vite. Tu as eu une vie si mouvementée. Les événements se bousculent dans ta tête, et pourtant, tu as l'impression de pouvoir tous les détailler un par un. Du plus jeune âge à aujourd'hui. Certains se démarquent, peut-être car ils sont particulièrement marquants. Ou qu'ils t'ont touché profondément. Tous ces liens, ces épreuves... Ce passé dont tu sais que tu ne pourras jamais te défaire, pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé. Mais aujourd'hui, tu as dix-huit ans. Tu as atteint la majorité dans quelques pays. Tu sais qu'il est inutile d'essayer de lutter contre ce qui est en fait une partie de toi-même. Sans lui, tu ne serais pas toi. Peut-être serais-tu plus heureux s'il avait été autre. Peut-être aurais-tu été plus malheureux aussi. Mais peu importe. Aujourd'hui, tu ne t'en caches plus. A dix-huit ans, tu te dis que tu auras eu une vie tout de même remplie. Comme dans un rêve, tu plonges alors dans ce passé en revisiter tout ce dont tu peux te souvenir...

Te voilà alors devant la télé, dans ton canapé. Un canapé en cuir, tu le trouves très moelleux. Tu essayes de bouger, mais tu te souviens que tu n'es que dans l’œil de toi-même du passé. Tu regardes alors ce qui t'offre à toi : la télévision, diffusant une cassette. Les lecteurs DVD n'étaient pas encore d'actualité à cette époque. Cette cassette ressemble au film de la naissance d'un bébé. Un petit être, emmitouflé sous un tas des couvertures, braillait de tout ses petits poumons. Autour, les sages-femmes s'agitaient. Il semblerait que cet accouchement se soit passé sans trop de soucis. Un nouvel être humain avait vu le jour, quel heureux événement. La mère de cet enfant avait une mine totalement épuisée et quelques larmes perlaient sur son visage. Ses cheveux étaient bleu-verts, et elle portait à la caméra un regard rouge mat. L'enfant fut emporté aux salles de bains et la vidéo s'arrêta là. L'ancien toi resta cinq bonnes minutes à fixer l'écran, devenu brouillé. Puis il se leva, et sortit de ce salon immaculé d'un pas lourd. Un pas bien mélancolique pour un garçon si jeune, n'est-ce pas ? Tu t'en souviens parfaitement, tu avais trois ans. Le jeune toi traversait maintenant un étroit couloir, tout aussi immaculé. Tu n'avais pas l'air très décidé à atteindre le fond de ce couloir. Ton regard, vide de toute volonté ou émotion, était rivé sur une porte, la porte du fond de cette épreuve que tu semblais traverser. C'était une porte bien particulière, te disais-tu. Tu n'en avais jamais vu de semblable à l'hôpital. Car tes seuls souvenirs où tu te vois à l'extérieur de ta maison sont ceux où tu te trouves à l'hôpital. Ta mémoire n'était pas très développée, peut-être. Tu n'en as aucun souvenir jusque aujourd'hui, tu en as donc déduit que tu n'es pas sorti jusqu'à ce souvenir. Peut-être la vérité est tout autre, qui sait. Ta marche si pénible s'arrêta devant la fameuse porte. Une grande porte grise, qui semblait tout de même assez solide. Elle devait être quatre fois plus haute que toi. En même temps, à trois ans, tu n'étais pas si grand. Mais la porte t'impressionnait tout de même. Pourtant, ce n'est pas elle qui te rendait dans cet étrange état. Tes jambes se mirent à trembler, et t'abandonnèrent rapidement. Tu te cognas donc le crâne sur la solide porte. Le bruit que le choc provoqua te martela la tête déjà lourde. Elle était très froide. Tu restas planté devant la porte, le front collé à cet obstacle si glacé qu'il te brûlait presque jusqu'à ce qu'un adulte ouvrit de l'autre côté. Elle grinça en bougeant, d'un son désagréable Tu reculas en même temps que la porte, puis relevas la tête pour savoir qui était à l'origine de ce petit trouble. Une boule prit instantanément vie au creux de ton ventre, ton cœur fit un sursaut et tes pupilles se dilatèrent. Et instinctivement, tu fis un petit pas en arrière. Et ravalas ta salive. Les yeux vermillon, ce qui est censé être le blanc de yeux d'un rouge plus atténué, les cheveux en bataille vert-bleus, un grand sourire à quelques dents jaunes qui commençait à se profiler sur un visage creusé par la fatigue de toute évidence, une grande blouse blanche trop ample pour ce corps assez svelte... Ton père te faisait face.

« Ah, te voilà, Arokh ! Entre donc, on attendait plus que toi. »

Sa voix chevrotante résonna dans ta tête comme si tes oreilles avaient amplifié sa voix. Tu ne voulais pas. Tu savais que tu ne voulais pas. Pourtant, lorsqu'il fit volte-face et qu'il fit le chemin inverse, tu le suivis à contrecœur. Tu n'osais pas lui désobéir. Tu étais vide de volonté de t'enfuir, tu savais que c'était inutile. C'était comme ça. Tu aurais bien voulu tenter quelque chose au fond. Mais non.Tu franchis le pas de la porte, et tu trouves tes craintes confirmées.Ce ne sont plus tes pupilles, mais tes yeux qui s'écarquillent. La salle qui se trouvait derrière cette porte que tu n'avais jamais réussi à ouvrir avait un éclairage vert un peu sombre. Il avait à peu près la couleur d'une feuille de menthe. Une grande planche qui semblait être faite d'un certain métal gris trônait en son milieu, avec au-dessus une sorte de rayons avec de multiples appareils qui l'ornaient. Des ceintures se trouvaient aux extrémités de cette table et d'autres étaient disposés avec une trajectoire rectiligne vers le centre de la table, comme pour immobiliser des êtres humains de toute taille. Autour de cette machine de torture traînait divers plans de travail avec éprouvettes, tubes, et quelques liquides qui traînaient. Enfin, pour compléter le décor parfait du scientifique fou, ton père tenait dans sa main maintenant gantée une seringue remplie d'un liquide bleu foncé qu'il agitait en faisant de grands gestes. Tout ça était... Fou. Tout ça te rendait fou. Fou. Ta tête déjà lourde venait de recevoir beaucoup trop d'informations d'un coup, et sans t'en rendre compte, tu prenais ta tête entre les mains. Tes jambes t'abandonnaient une nouvelle fois, et cette fois pour de bon, tu te mettais à genoux, ta tête rencontra rapidement le sol rendu vert à cause de l'éclairage. Tu essayais de relever ta tête qui te semblait peser une tonne. Mais tu compris que c'était inutile quand tu te rendis compte que tes yeux ne te renvoyaient que des couleurs qui tournoyaient. Alors que tu essayais de regarder autour de toi. Des bruits de pas résonnaient dans ta tête, une voix amplifiée quarante fois, un liquide qui se mélange, une autre voix... Puis le silence. Et le noir total.
Lorsque tu te réveillas, tu le compris. Tes yeux ne s'ouvrirent pas tout de suite, mais une vive douleur te traversait le bras gauche. Tu gardais tes yeux fermés car tu avais peur de regarder. Tu étais de retour dans ton lit, allongé au-dessus des couvertures, les bras étendus le long du corps. Tu le sentais, tu connaissais cette sensation de bien-être. La mémoire te revenait peu à peu. Tu te souviens t'être évanoui. Ta tête s'était vidée, ne ressentant plus aucune crainte. Mais tu savais que conséquences il y avait eu. Tu te décidas à ouvrir enfin tes yeux. Tu gardais cependant un regard rivé sur le plafond. Tu avais vraiment peur de ce que tu allais voir. Le point culminant de la douleur se trouvait pile entre ton avant-bras et ton bras. Tu ne voulais même pas bouger ce dernier. Pourtant, presque malgré toi, tu baissais ton regard vers ta nemesis, lentement, mais sûrement. Et finalement, tu posas tes yeux sur ton bras. Un énorme bandage totalement empli de sang entourait l'articulation qui se trouvait entre le bras et l'avant-bras. A sa vue, tu eus une petite grimace, comme si tes yeux avaient physiquement touché la blessure. Une fois cet instant de douleur passé, tu examinas mieux ce bandage. Il avait quelque chose de particulier. Il « portait un nom ». Tu te dis que c'était stupide, mais pourtant, fait une autre  matière que tu n'arrivais pas à déterminer que  le reste du bandage, une inscription semblait être cousue. Tu ne savais pas lire à cette époque, mais aujourd'hui, tu sais qu'il était écrit « narcolepsy ». Que cela signifiait-il, tu n'en savais rien. Tu décidas rapidement d'aller demander à ton père, malgré ta répulsion pour lui. Étrangement, tu te sentais en pleine forme. Tu ne savais pas combien de temps tu avais dormi, mais ta petite sieste y était sûrement pour quelque chose. En faisant attention à secouer le moins possible ton bras gauche, tu te relevas alors lentement, le gardant bien le long du corps. Après t'être assuré que tes jambes étaient de nouveau prêtes à te soutenir, tu sautas de ton lit pour te trouver de nouveau debout. Tu commençais de nouveau à marcher, mais tu n'avais même pas atteint le seuil de la porte de ta chambre qu'une sensation étrange se propagea brusquement dans tout ton corps. Tu sentis d'un coup une brusque fatigue qui s'empara de toi, tes forces s'envolèrent soudainement et malgré toi, tu tombas au sol, mais là, tu ne pouvais plus faire le moindre geste. Tout ce dont tu eus le temps de te souvenir fut que c'était la première fois qu'une chose pareille t'arrivait, puis tu te dis « C'est de « sa » faute. » avant de plonger dans un soudain sommeil, le premier d'une multitude d'autres.

Tu ouvres les yeux de nouveau. Toujours allongé sur ton lit, rêvant à ton passé. Ainsi, ce fut à tes trois ans que tout avait commencé à changer, petit à petit. Tu te dis que tout de même, tu étais jeune. Tu aurais pu vivre une vie plus paisible, au lieu de te traîner toutes sortes de pathologies dues à tes propres géniteurs. Tu n'en prends pleinement conscience qu'aujourd'hui, mais tes parents ne t'ont jamais considéré comme plus qu'un objet insignifiant. Un cobaye. Tu te rends compte que tu n'étais que leur instrument, au même titre qu'une simple éprouvette. Triste enfance. Tu  fouilles de nouveau dans tes souvenirs, tu y trouves d'autres petits souvenirs. Toi partant finalement à l'école maternelle, toi t'endormant alors que tu devais te présenter... Non... Il y avait plus important. Oui, tu as le souvenir, tu le tiens. Il s'éclaircit dans ta tête. C'était la seconde des rares fois où tu étais convié dans l'Antre de ton père, comment ne pas t'en souvenir ?

Tu t'en souviens, oui. Là, tu avais cinq ans. Tu avais grandi normalement, tu te développais sans anormalité apparente. Tu avais craint que « narcolepsy », comme tu l'appelais, ne s'attaque à ta croissance. A cinq ans, tu t'es dit que finalement, peut-être que non. Mais tu détestais « narcolepsy ». Au-delà de la haine, tu en avais peur en réalité. Tu ne savais ce qu'était cette chose qui coulait en toi depuis déjà deux ans. La trace de son injection a fini par cicatriser au bout de plusieurs mois. L'utilisation de ton bras gauche fut difficile durant ce laps de temps. Ton père avait expressément laissé le temps à la blessure de cicatriser avant de t'envoyer à l'école. Tu avais fini par intégrer une école maternelle. Celle du coin, tu pensais vraiment qu'on allait se fouler pour toi ? Tu n'en avais même pas l'espoir. Lorsque ton père t'accompagnait, ton regard était toujours vide, aussi vide que lorsque tu restais chez toi. Aucune émotion, aucun sentiment, aucune volonté, détermination. Rien. Ton regard ne renvoyait rien, si ce n'était peut-être de la fatigue. Les yeux mi-clos, aucune trace de lueur dans la vivacité, un air maussade sur ton visage. Tel était ton air en permanence. Puis il te laissait. Tu regardais la voiture s'éloigner, dos à l'école. Tu la regardais tourner à l'angle d'une rue. Et lorsque tu te retournais, on aurait juré que c'était un tout autre enfant. Toute trace de mélancolie avait disparue de ton visage, ton regard était devenu vif, aimant. Il brillait  de joie. D'où te venait-elle ? Toi-même tu ne l'avais pas bien compris sur le coup. Mais surtout. Ton sourire. Un grand sourire se dessinait sur ton visage. Comme celui des autres enfants. Qui aurait pu deviner à cet instant la tête que tu faisais il y avait dix secondes ? Personne, assurément. Ainsi, en dépit de ta maladie qui n'avait frappé que trois fois en un jour, tu passas la meilleure journée de ta vie. Jusqu'à ce que ton père vienne te chercher. A sa vue, de nouveau, ton air changea soudainement. Tu redevins l'enfant mélancolique à souhaits que ton père connaissait. Et malgré ce spectacle que tu lui offrais chaque jour, lui continuait de sourire. Comment ? Tu le trouvais vraiment odieux. En silence, tu montas dans sa voiture. Le trajet se passa en silence. Tu ne parlais jamais avec ton père. Et il ne te parlait que dans son propre intérêt. L'ordre était établi ainsi. Dans la voiture, tu piquas rapidement ta quatrième crise de la journée.  Tourbillon de couleurs, tu le connaissais maintenant, et tu sombras.Le sommeil de trop.
Tu te réveillas lentement, mais compris rapidement que quelque chose clochait. Tu n'étais pas couché dans ton lit. Non. C'était dur. Et froid. Froid comme la porte de l'Antre. Tes cheveux noirs pouvaient le sentir. Ainsi que tes mains. Et ton dos. Péniblement, tu relevas ta nuque, et un frisson d'horreur s'y glissa aussitôt. Ce n'était pas un rêve, ou quoi. Tu étais bien attaché sur le trône de l'Antre. Ton petit corps était immobilisé, tes bras et tes jambes étaient attachés aux ceintures prévues à cet effet. Même à ta taille, oui. Tu te disais qu'il n'avait pas poussé le vice aussi loin. Et pourtant. Tu entendis justement sa voix, toujours un peu chevrotante de fatigue, mais qu'il essayait de garder douce et enjouée :

« Ah, mon petit Arokh... C'est pour ton bien, mais tu vas ressentir quelques légères douleurs. C'est pour ton bien. »

Il aurait pu te coller un glaçon dans le dos qui glisserait tout le long pour finir dans ta clavicule que tu aurais eu la même sensation. Un frisson de terreur s'empara de ton corps et tu jetas un regard alarmé à ton tortionnaire. Celui-ci, avec le même air qu'à ta précédente venue dans cette salle, était assis sur un fauteuil à roulettes derrière toi. Cependant, là, il tenait dans ses mains... Une chaine. Une grosse chaîne, assez longue. Ce n'était pas pour t'inspirer confiance. Ton cœur se noua, te faisant presque mal, ton ventre se serra, tu commençais à suer, presque à trembler. L'atmosphère de la salle t'étouffait. Tu avais du mal à respirer. Enfin. Tu avais peur. Comme au premier jour. Mais au premier jour, tu t'étais évanoui. Tu n'avais donc rien senti. En revanche, là, tu sentais qu'il allait en être autrement.

« Je ne te vois jamais parler. Ta mère parlait beaucoup, tu sais ? Oui, énormément. Mais parfois, un peu trop, c'est vrai. En tant que scientifique, je me suis souvent interrogé sur ce concept de parole ? Peut-on agir sur la psychologie des gens par de simples paroles ? Voyons cela... Et essayons de créer... Un hippopotomonstrosesquipédaliophobe. Rien de bien effrayant, je te rassure. Mais tu vas souffrir un peu pour la science. Sois juste coopératif et tout se passera bien. Alors, répète après moi : myélosaccoradiculographique. »

Tu fus pris de court par la rapidité d'énonciation. Trois secondes plus tard, un cliquettement de chaînes se fit entendre. Tu fermas les yeux et serras les dents. Puis une vive douleur s'empara de ton épaule gauche. Tu serras les dents et tes joues presque jusqu'au sang pour t'empêcher de crier.

« Myélosaccoradiculographique. »

Tu ne pouvais qu'analyser, te disais-tu, essayer de le redire ne servirait à rien. Tu attendis donc qu'il répète, mais tu reçus d'abord un nouveau coup au même endroit, commençant à dégrader le tissu. Tu sentis le sang qui commençait à couler dans ta gorge et une vive douleur aux deux joues.

« Myélosaccoradiculographique. »

Un cri s'échappa malgré toi de ta gorge. La résistance était inutile. Pourquoi même avais-tu essayé ? Tu étais prisonnier. Que voulais-tu faire. Ça ne servait à rien. Tu te contentas de continuer d'analyser. Un nouveau cri s'échappa de ta gorge. Le tissu de ton vêtement commençait sérieusement à s'échapper, remarquais-tu. Il allait céder. Tu avais décrypté la première partie du mot. Le tissu restant s'envola, découvrant ton épaule déjà rouge. Un nouveau cri accompagna ce nouveau coup de chaîne. Tu y étais presque. Tu jetas un coup d’œil à ton épaule avant qu'elle ne se fasse lacérer, laissant immédiatement des traces de sang. Tu crias, beaucoup plus fort que les fois précédentes. Tu avais l'impression que ton épaule brûlait. Tu tremblais de douleur, et tu réussis pourtant à dire d'une voix faible :

« Myélosaccoradiculographique. »

« Bien. Orthochlorobenzalmalonitrile. »

Et le même manège recommença. Tu découvris à ton père une patience hors normes. Tout ceci continua sur des heures. Des heures, des heures, des heures, des heures, des heures de mots longs. Tu avais l'impression que ta tête allait exploser. Exploser de mots plus longs les uns que les autres. Ton corps était en feu. Le sang perlait de partout. De la tête jusqu'aux pieds. Des heures, des heures passèrent encore. Ta voix se faisait de plus en plus faible. Tu perdais tes forces. Ton père, lui continuait, inlassable. Dès que tu essayais de t'échapper par le sommeil, il te réveillait par ses coups d'une extrême précision. Des heures, encore des heures...

« Anémélectroreculpédalicoupeventombrosoparacloucycle... »

Et là, totalement vide de tout, de sang, d'énergie, tu sombras dans l'inconscience.
Encore une fois, tu repris conscience. Pourquoi fallait-il toujours que tu reprennes conscience au lieu de te réveiller ? Cette question ne fit que passer rapidement dans ton esprit, avant que tu te dises que dans l'immédiat, tu avais d'autres priorités. Tu n'étais pas dans ton lit, l'oreiller sur lequel tu reposais ta tête était beaucoup trop grand. Il y avait un oreiller, tu n'étais donc pas non plus sur la table de torture. Tu ouvris les yeux. Un plafond, quatre murs immaculés, une télévision accrochée dans un coin du mur... Un très grand lit, une fenêtre assez en hauteur à sa gauche... Une chambre d'hôpital. Ton regard balaya lentement cette chambre qui t'avait tout de même l'air rassurante. Toujours plus que ta propre maison, te disais-tu. Ton inspection visuelle s'arrêta sur toi-même. Tu retiras les couvertures et t'aperçus d'abord que l'on t'avait changé. Cette sorte de robe ne pouvait appartenir qu'à l'hôpital, tu ne l'avais jamais vue. Et sous cet habit se cachait... De multiples cicatrices. Sur absolument tout ton corps, aucune partie n'a été épargnée. A leur vue, la mémoire te revint brusquement. Ton père, la table, les coups de chaînes, et... Tous ces longs mots. A cette pensée, tu eus un frisson et ton cerveau semblait vouloir rejeter le souvenir aussitôt, mais il était trop tard. Ta tête redevint subitement lourde de tous ces mots. Tu essayais de lutter pour les refouler dans un coin de ta tête, mais ils étaient beaucoup, beaucoup trop nombreux. « Pas ces mots. », te disais-tu. Tu te pris la tête entre les mains et fis tout pour les oublier. Mais c'était impossible. Ils étaient comme gravés à jamais dans ton cerveau et ton esprit. Tu finis par abandonner et te laisser tomber sur ton oreiller, les yeux grands ouverts par la peur, tremblant à la simple pensée de ces mots longs qui t'avaient traumatisé, sûrement à vie. Tu avais peur. Peur, oui, mais... Vraiment ? Tu avais vraiment peur de mots ? Ce n'était que des mots pourtant, te contredisais-tu. Pourtant, à leur simple pensée, tu t'étais mis à trembler. Que te fallait-il d'autres comme preuves ?

« Arokh ? »

Tu te retournas vers l'infirmière qui venait de rentrer, affichant immédiatement un sourire. Tu essayais malgré tout en présence de gens de paraître heureux. Tu avais déjà cette mentalité si jeune. Tu te disais que ton véritable air n'était réservé qu'à ton père et que le reste du monde ne méritait pas que je leur fasse subir cela. Elle te rendit ton sourire et continua :

« - Tu veux aller jouer avec les autres enfants ? Il y a une salle de jeux. Je peux t'y accompagner.

- Oh, oui madame, ça me plairait beaucoup ! Mais s'il vous plaît, appelez-moi Bryan !

– Comme tu voudras, Bryan. Allez, viens »

Tu te redressas de la façon la plus naturelle du monde, puis sautas du lit après t'être assuré que tes cicatrices ne se voyaient pas grâce à ta robe de chambre. Et en silence, tu suivis l'infirmière jusqu'à la fameuse salle. Sur le trajet, tu jetas quelques coups d’œils dans les chambres. Il y avait des gens qui semblaient ne rien avoir, d'autres qui étaient légèrement malades, et d'autres encore qui sortaient d'accident. Tu te rendis rapidement compte que s'il y avait une liste des gens les plus mal en point, tu ne serais pas loin de la tête. Avec tes cicatrices partout, mais surtout dans ta tête. D'ailleurs, tu trouvais étrange le fait que tu ne ressentes rien à leur niveau. Mais après tout, ça t'était bien égal, ça t'arrangeait même. Tu arrivas à destination, qui était encore vide. Quelques cubes traînaient par ci, un jeu de formes avait été délaissé par là, enfin, c'était une petite salle de jeu. Tu t'assis près des cubes, pourtant tu n'y touchas pas. Tu aurais peut-être mieux fait de rester dans ta chambre. Tu aurais pu t'y reposer. Bientôt, d'autres enfants allaient débarquer. Non pas que cela te déplaisait, mais disons que tu avais plus besoin de calme que de chahut. Tu sentis justement une présence derrière toi et te retournas. C'était une petite fille, peut-être de ton âge qui te faisait face. Elle avait des cheveux d'un blond pâle et les yeux bleus. Elle entra et s'approcha pour s'asseoir en face de toi en souriant. Tu n'avais aucune raison de ne pas le lui rendre, alors c'est ce que tu fis.

« - Tu fais quoi ?

– Je m'ennuie un peu... Je voulais retourner dans ma chambre, parce qu'ici il n'y a personne. Mais puisque t'es là, je vais rester ! Tu t'appelles comment ?
– Oh ! Moi, je m'appelle Heaven, et toi? »

Et vous parlâtes beaucoup de temps, toute la soirée. Vous veniez à peine de vous connaître que tu affectionnais déjà Heaven particulièrement. Tu piquas même une crise de narcolepsie ce jour-ci. Elle t'avait laissée dormir sur ses genoux. Comme si elle l'avait toujours fait. Décidément, tu l'aimais même beaucoup, et elle te le rendait bien. Tu étais parti pour rester assez longtemps à l'hôpital. Pourtant, lorsque tu l'appris, cela ne te dérangea pas. Cela signifiait surtout pour toi que tu restais avec Heaven et que tu fuyais ton père. Tu profitas avec ta nouvelle amie de ce temps de répit dans ta vie. Tu trouvais ces instants avec elle particuliers. Tu ne la connaissais qu'un peu mieux depuis votre rencontre, mais pourtant, tu pensais la connaître depuis toujours. Comme une sœur perdue. Tu n'étais pas reclus dans ton coin pourtant, tu jouais avec tout le monde, tu avais d'autres amis, mais avec Heaven, c'était particulier. En fait, tu lui ressemblais beaucoup. Tu lui ressemblais même énormément. Tellement que tu finissais par te dire que votre rencontre n'était pas le fruit du hasard. Car lorsque les infirmières étaient venus vous voir, qu'elles vous ont demandé et que, sans concertation au préalable évidemment, vous aviez répondu d'une même voix :

« Beaucoup! J'adore venir dans cette salle pour jouer avec Bryan/Heaven ! »

Tu t'étais tourné vers elle, surpris. Elle fit de même. Non, ce ne pouvait être le fruit du hasard, mais plutôt celui du destin. Tu savais déjà à cet âge que vous étiez liés d'un lien hors du commun. Ce n'était pas une simple amie. Ni une meilleure amie. Le lien allait bien au-delà. Tu ne la considérais pas comme une sœur, mais comme encore plus. Tu n'étais pas amoureux d'elle, tu ne l'as jamais été. Non, c'était encore plus au-delà. Hors du commun, oui c'était l'expression appropriée. En toute vérité, vous étiez comme... Reflets. Oui, reflets. Chacun reflétait l'âme et la personnalité de l'autre. Demandez presque n'importe quoi à l'un, l'autre pourrait aisément deviner la réponse de son reflet. Oui, reflets. C'était comme cela que vous vous plaisiez rapidement à vous appeler. Tu profitais de chacun de tes instants avec ton reflet, jusqu'à ton départ. Ton père revint te chercher un jour après que tu aies fêté tes six ans. A l'hôpital, entouré de tous tes amis. Tu avais l'impression qu'il te l'avait accordé avant de te replonger dans ton quotidien cauchemardesque. Tu dis au revoir à tous tes amis de l'hôpital, au revoir aux infirmières et au revoir à tous les patients que tu connaissais. Quant à Heaven... Tu lui dis au revoir, mais tu ajoutas :

« Je reviens bientôt. C'est pas pour ton cœur, mais j'espère que tu seras là toi aussi. »

Puis on te guida à la sortie de l'hôpital. Ton père lisait un journal dans la salle d'attente. Pour une fois, il était habillé « normalement ». Il avait une veste en cuir noire avec un jean un peu grand pour lui bouclé d'une ceinture. Dès que vos regards se croisèrent, ton côté mélancolique, sans surprise, refit surface. Tu montas dans sa voiture et repartis chez lui.

Tout de même, cet homme était fou, te dis-tu. Tout ça pour que tu aies peur des mots longs. Il a bien réussi son coup. Mais dans quel but. Tu ne le sauras jamais. Tu sais qu'il avait un but. Qu'il y avait une raison, valable ou non. Il n'était pas totalement bête. Il y avait forcément une raison. Forcément. Mais tu as beau fouiller dans ta mémoire, tu ne retrouves aucun indice. Tu ne sais pas. Toujours allongé dans ton lit, tu t'étiras légèrement et te grattas la tête. Tu en profitas pour défaire un nœud qui y traînait. Tes cheveux. Tu pris une mèche au hasard pour la contempler. Bleu-vert. Il te semble qu'il y a un mot spécifique pour cette couleur, mais tu ne trouves pas. Tu dois encore cette couleur de cheveux à ton père, mais cette fois, ce ne fut pas si marquant. Il avait une fois de plus profité d'une de tes crises pour colorer la racine de mes cheveux en bleu-vert. Tu le soupçonnes en réalité d'avoir injecté la maladie en toi pour en profiter dans de pareilles situations. C'est une hypothèse tout à fait possible. Probable, même. En réalité, ta seule phobie pas très commune pour laquelle ton père n'était pas directement responsable était la luposlipaphobia. Elle te vient d'un cauchemar bien particulier, mais qui t'a tout de même assez marqué pour qu'il te poursuive jusqu'aujourd'hui. Tu avais sept ans. Et le jour qui suivait n'allait pas arranger ton état.

Tu te souviens, tu n’avais pas école. C’était un samedi. Tu étais chez toi, dans ta chambre, remplie de jouets pour enfants. Tu avais même une malle pleine à craquer. C’était ta maman qui te l’avait offerte. Avant que tu ne naisses. Tu demandes comment elle était. Tu n’as que des photos et vidéos d’elle. Tu te regardas dans un miroir. Tu avais les mêmes cheveux que les siens. Raides, coiffés d’une façon des plus originales et bleus verts.  Peut-être qu’en réalité ton père voulait juste que tu ressembles à ma mère. Mais tu écartas de suite cette hypothèse : avait-il besoin de t’inculquer ces diverses maladies, phobies et souffrances ? Non. Tu te disais que ce qui se passe dans la tête de ton père est, et reste un éternel mystère. D’ailleurs, tu te demandais quand est-ce qu’il allait encore tester d’autres choses sur toi. Comme si tu n’étais né que pour ça. Au final, c’est un peu ça. Tu étais son cobaye attitré, te disais-tu. Tu pensais plus simplement, bien sûr, mais ça revenait un peu à cette idée. Tu te secouas la tête un peu. Que de pensées négatives, j’en oubliais de jouer. Je plongeai à moitié dans mon coffre-fort et j’en ressortis… Un cube. Un cube… Cela te rappela soudainement l’hôpital. L’hôpital, et l’étrange rencontre que tu y avais faite. Oui... Heaven te manquait. Tu ressentis un grand vide à cette pensée. Comme si on t’avait arraché une partie de toi-même. Tu laissas retomber le cube dans la boîte et ton bras le long du corps, mollement. Tes yeux te piquaient un peu. Tu dégageas d’un geste vif la poussière qui commençait à loger dans ton œil. Elle ne voudrait pas que tu pleures pour elle. Et tu ne voulais pas la décevoir. Tu ne pouvais pas. Il y a plus d’un an que vous ne vous étiez pas revus. Et pourtant, tu te souvenais de son visage comme si vous aviez encore joué ensemble la veille. C’était chiant. Tu avais presque envie d’être de nouveau envoyé à l’hôpital. Tu savais qu’elle y serait. Ses problèmes cardiaques étaient fréquents. Tu avais eu le temps de passer presque un an à l’hôpital tandis qu’elle faisait des séjours plus court mais revenait souvent. Tu en avais presque envie. Presque… Qu’importe, te dis-tu soudainement. Pourquoi retarder l’échéance. Tu refermas alors ta malle et sortis de ta chambre à ta vitesse et avec ton air habituel, celle et celui d’un zombie. Un air totalement blasé, avec une marche pas toujours droite, chancelante. Ton corps semblait être encore plus pénible à traîner qu’à tes trois ans. Tu avais quelques poids en plus cette fois-ci. Une maladie, et deux phobies. Rien que ça. Seule une phobie n’était pas liée à ton père. Et encore, tu étais sûr que sans ton passé déjà houleux, tu n’aurais pas eue cette phobie des plus étranges. Tu étais arrivé devant la porte du laboratoire. Tu ne pris même pas la peine de toquer, tu actionnas directement la poignée et entras. Comme tu l’avais deviné, ton père était déjà à l’intérieur. Il était… A moitié endormi sur un siège à roulettes. Tu trouvais cette petite scène ridicule, proche du pathétique. Mais tu n’étais pas là pour faire une constatation. Sans ménagement, tu le réveillas.

« Eh… Quand est-ce que tu comptes tester un truc sur moi ? »

Il émergea lentement, très lentement de son sommeil, puis il te répondit avec un étrange sourire :

« Quelle étrange question, Arokh… Cependant, je ne peux que te dire « pas maintenant »… Le temps n’est pas encore venu. »

C’était une des rares des fois où tu le voyais sourire. Et lorsque cela arrivait, tu te débrouillais pour détourner le visage et ne pas voir son sourire édenté. Cela avait le don de te faire déprimer profondément. Ou alors de t’énerver au plus haut point. Alors, lorsque tu vis ce sourire, plus grand que jamais auparavant, ce fut comme si une rage folle s’empara de toi. Et tu te mis à réellement considérer comme un insecte au-dessous de tes chaussures. Doucement, tu t’éloignas de lui… En renversas un étalage de verrerie qui se trouvait juste derrière toi. Les fragiles instruments de verre se brisèrent avec fracas sur le sol, répandant leurs dangereux débris partout. Tu regardas d’abord les éclats s’éparpiller, puis tu jetas à ton père un regard empli de haine et de mépris. Totalement réveillé par le bruit, celui-ci se leva de son siège en sursaut et sans hésiter un seul instant, plongea sur toi. Tu eus le réflexe d’esquiver sur le côté, mais tu ne savais pas où tu allais : tu te cognas la tête contre une table, et fis tomber de nouveau de la verrerie. Celle-ci explosa à terre comme la première. Le choc t’avait un peu sonné, mais tu gardas un œil attentif sur ton père, qui fit un nouvel assaut vers toi. Tu passais sous la table contre laquelle tu venais de te cogner et te retrouvas le dos collé à une paillasse murale. Tu saisis un tube à essai rempli d’un liquide rouge tandis que ton adversaire se relevait.

« Il se passe quoi si je bois ça ? Non, boire, ce serait trop facile, tu le sais sûrement déjà. Alors si j’le mets dans mes yeux ?

- NE GASPILLE PAS CA ! Tu ne sais pas ce que tu es en train de faire…

- Ma vie peut pas être pire tu sais. Pas depuis que tu mènes tous ces tests sur moi. Alors… Pourquoi je t’écoute en fait ? »


Tu avais du mal à croire que tu t’adressais à ton père sur ce ton, et pourtant. Mais tu n’étais pas tranquille. Tu tremblais. Ta vue et ton ouïe étaient à l’affût. Et tu avais bien raison. Dans sa manche, tu aperçus… Quatre tranquillisants. Du moins, ça y ressemblait. Qui sait à quel point il est tordu, te disais-tu. Sans crier gare, tu te versais alors le contenu du tube à essai sur tes yeux. Grave erreur de ta part, mais tu en assumas les conséquences. C’était comme si tes yeux s’étaient mis à brûler. Tu hurlas à plein poumons en fermant les yeux, ne faisant qu’accentuer la douleur. Dans ta « transe », tu sentis quand même quatre petites flèches te transpercer la peau du bras droit. Ils prirent immédiatement effet et, comme pris d’une simple crise de narcolepsie, tu t’écroulas par terre. Avant de t’endormir, tu te souvins de ton père, debout, qui fouillait dans la poche de sa veste de laboratoire. Il en sortit un petit canard en plastique et dit simplement :

« Souviens-toi des canards. »

Tu te réveilles doucement dans ton lit. Tu t’étais endormi, rêvant à ton passé. Quel passé, oui. Que s’est-il passé après cet épisode ? Ton vœu s’est exaucé, tu t’es retrouve à l’hôpital… Avec les yeux rouges. Les effets de la « potion ». Il paraît que tu n’es pas passé loin de la cécité totale. Tu as eu beaucoup de chance. Peu t’importait. Tu es parti retrouver Heaven à l’hôpital. Tu avais raison, elle y était. Comme vous en aviez pris l’habitude, tu n’avais eu besoin de lui expliquer que peu de choses. Elle devinait presque tout sur toi, et c’était réciproque. Tu restas à l’hôpital durant deux ans, sans réelle nouvelle de ton père. Tu demandas un jour, et on t’annonça que tu étais orphelin. Il avait fui de la maison. Ou était mort. Qu’importe. Tu passes la main dans tes cheveux, défaits par ton sommeil. Il n’y avait que peu de choses à raconter après cet épisode. Après ces deux ans passés à l’hôpital pour s’assurer que tes yeux ne s’abîmeront pas par la suite, tu partis dans un orphelinat. Tu continuais cependant à voir Heaven. Elle habitait à Newcastle, ce n’était qu’à deux heures de Manchester. Vous étiez toujours aussi liés. Même le temps n’a pu altérer ce qui vous unissait. A l’âge de dix ans, tu étais entré au collège. Là-bas, tu t’étais fait beaucoup d’amis. Tu t’es découvert en réalité un véritable don pour la sociabilité. Tu t’étais particulièrement lié d’amitié avec une certaine Lucylia Nicclas. Tu pouvais tout lui dire, tu la considérais comme la sœur que tu n’avais jamais eue. Bien que Heaven n’ait rien à lui envier. Malheureusement, vous eûtes été séparés trop tôt, par vos lycées respectifs. Cela fait maintenant plusieurs années. Tu te demandes si un jour tu la reverras, et si même vous vous reconnaitrez. Bien que tu n’aies pas tant changé depuis. Au lycée, tu te découvris une véritable passion pour les maths. Tu décidas donc d’exploiter un maximum ce talent. A la sortie du lycée, Heaven et toi vous firent une promesse : d’être toujours ensemble. Vous en aviez besoin. Alors, lorsqu’elle entendit parler de cette Forever Academy et que tu appris qu’elle voulait y entrer, sans hésiter, tu la suivis. Il était hors de question d’annuler ce pacte entre elle et toi. Parce vous êtes comme les deux doigts de la main. Parce que vous êtes liés. Parce que vous n’êtes qu'une seule âme. Tu souris alors en pensant à ces paroles, en pensant qu’elle utiliserait exactement les mêmes mots.

Tu te souvins d’une dernière chose. Avant de prendre l’avion, Heaven et toi étaient assis sur un banc, attendant de pouvoir monter dans l’avion. Votre vol fut enfin invité à monter. Tu t’apprêtais à te relever, lorsque tes yeux se bloquèrent sur quelqu’un qui n’a pas lieu d’être. Tout vêtu de noir, des vêtements plutôt amples, un regard rouge vermillon… C’était bien ton père qui se dirigeait dans le même avion que le tien. A la seule différence qu’il avait les cheveux noirs. Noir comme les tiens à l’état naturel. Le sens de cela ? Tu n’en savais rien.

Tu te relevas alors de ton lit. Cette histoire n’est pas finie, tu le sais. Tu dois la compléter toi-même.


[300*20,7933333333... mots. 6238 donc, bande de flemmards].



Ce que je suis vraiment


▬ Prénom/Pseudo; Joker ~~

▬ Âge;15 ans et toutes ses dents ~~

▬ Où avez vous connu le Forum ;Mon amuuuuur d'Adelle ~~ <3

▬ Première Impression ; Et moi qui pensais tomber sur plus chtarbé que moi ~~ Je suis ~~ Déçu ~~ Oh, et votre code fail là ~~

▬ Présence sur le forum ; 7/7 en vacances ~~ 2/7 en période scolaire ~~

▬ Double compte ;  [] Oui - [X] Non

▬ Code du règlement ; Validé par Dellounette ♥


Créé par Sinn sur Epicode



Dernière édition par Bryan A. Crimson le Ven 25 Avr - 5:02, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Bryan Crimson... *dort*   Jeu 17 Avr - 11:42

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Bienvenue o/
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MessageSujet: Re: Bryan Crimson... *dort*   Jeu 17 Avr - 11:44

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Bienvenue à toi mon chers ! ^^

Au plaisir de RP avec toi ;P
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MessageSujet: Re: Bryan Crimson... *dort*   Ven 18 Avr - 18:40

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Welcome to the forum Sleeper 8D 


Alors tout d'abord, je te souhaite de nouveau la Bienvenue sur notre petit forum autrement appelé Saucisseland  Right 2  ! J'espère que tu t'y sentiras comme chez toi et que tu t'amuseras parmi nous comme un petit fou ! Quand tu auras fini ta fiche, fais nous signe comme ça notre petit Léandre pourra te valider. Quand cela sera fait, je repasserai pour t'indiquer quelques petites choses à faire après ta validation ! Encore une fois, je te souhaite la bienvenue parmi nous et je te souhaite un bon courage pour ta fiche ! Hello 

P.S : Si tu as un souci quelconque, n'hésite pas à contacter le staff ^^  
  

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Miya

 Tu as été l'amour de ma vie mais moi je ne suis qu'un chapitre de la tienne. Et ça va durer très longtemps, et tu sais pourquoi j'le sais ? Parce-que encore aujourd'hui, tous les matins au réveil, la toute première chose que j'veux c'est voir ton visage.
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MessageSujet: Re: Bryan Crimson... *dort*   Sam 19 Avr - 10:54

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Encore bienvenue Bryan !

Bon on se connaît déjà et tout ça, donc j'ai pas besoin de faire un speech.
Toutefois, si tu oses dire encore une fois que mes lunettes sont ringardes, je te transformerai en lama péruvien qui a une patte qui déconne. :)

Bref, au plaisir !
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MessageSujet: Re: Bryan Crimson... *dort*   Dim 20 Avr - 7:36

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Bienvenue parmi nous Gamin ! ♥
Et bonne chance pour ta fiche ! °U°
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MessageSujet: Re: Bryan Crimson... *dort*   Ven 25 Avr - 5:00

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SUPRA UP DE LA MORT QUI TUE DES MAMANS. J'AI FINI.
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MessageSujet: Re: Bryan Crimson... *dort*   Ven 25 Avr - 10:47

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WESH LA PAVÉ MAN. Bon bah j'ai rien à dire hein, on est d'accord pour dire que le nombre de mots est respecté hein... /meurt/

BON BAH ...
JE TE VALIDE
:D
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MessageSujet: Re: Bryan Crimson... *dort*   Ven 25 Avr - 10:50

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Roman C. Clementini
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«Félicitations ! »


Eh bien, eh bien, eh bien ! Il parait que tu as été validé ? Mais c'est parfait dis-moi ! Car justement, alors que tu pensais en avoir fini avec la paperasse, me revoici avec une petite liste des choses essentielles à faire pour que ton intégration au forum soit complète ! \o/

Alors tout d'abord, il te faudra aller ici pour faire recenser ton avatar. A quoi ça sert ? Bah en gros quand un nouveau membre s'inscrit, il peut consulter cette liste pour voir les personnages qui ont été pris. Ainsi, cela évite de se retrouver avec deux mêmes têtes sur le forum. De plus, c'est toujours plus facile de lire une liste que de regarder le profil de tous les membres.

Ensuite, il te faudra aller ici pour que tu puisses réserver ton logement afin de ne pas te retrouver à la rue. Après tout, un bon lit est toujours plus agréable !

Finalement, tu peux te rendre ici et ici pour faire une demande de rp et tes créations de liens.

Il reste cependant une petite chose que tu pourrais faire pour faire plaisir à tes petits administrateurs chéris. En gros, nous aimerions que tu passes ici. En gros, ce sont les tops-sites sur lesquels se trouvent le forum. Nous savons que parfois, vous n'avez pas le temps ou tout simplement, que vous n'y pensez pas, mais ça serait vraiment chouette que tu essayes de voter dès que tu peux. De un, ça nous fera plaisir et de deux, ça te ramènera pleins de coupains et pleins de coupines ! De plus, si tu fais recenser tes votes ici, tu pourras tenter de gagner pleins de supers cadeaux !

Alors, je pense t'avoir tout dit donc quand tu auras fait tout ça,  il ne te restera plus qu'à enflammer le forum avec ta joie de rp et ta bonne humeur !

La Team Rocket
codage par Junnie sur apple-spring

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MessageSujet: Re: Bryan Crimson... *dort*   

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Bryan Crimson... *dort*

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