AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  




 

Partagez | .
 

 Une rencontre, par l'abus altéré [TOME I][PV. Anna Nolann]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
MessageSujet: Une rencontre, par l'abus altéré [TOME I][PV. Anna Nolann]   Lun 16 Juin - 17:41

avatar
Invité
Invité

TOME I : Une rencontre, par l'abus altéré
Chapitre I : Les cours sont beaucoup trop longs


&
Anna Nolan ft.Boris Sirulnick
             






~ Le matin, cette chimère qui prenait forme à travers les rouleaux épais étendu sur les grandes fenêtres ouvertes sur l'extérieur. Le matin, un lendemain surtout, quelle caisse Boris venait de se prendre, sa tête lui faisaient mal et sa bouche était pâteuse. Les légers rayons perçant à travers les rideaux vinrent assaillir le jeune homme encore endormi, son réveil sonna, une fois, puis une autre, peut être beaucoup d'autres fois encore. Finalement prit d'un sursaut d'héroïsme, il se jeta hors de l'étreinte réconfortante des draps et se jeta maladroitement sur son réveil pour mettre fin à ce supplice.

~ Bien qu'il se trouva que l'été avait étendu ses bras sur la ville, la matinée était assez fraîche. Mais le ciel était bleu et à perte de vue vide. Vide oui, comme les yeux de Boris encore endormi. Sa tête le lançait et sa cheville lui faisait mal, il erra jusqu'à la salle de bain attraper ce qui se rapprochait le plus d'un antidouleur. Ne se souvenant plus de beaucoup de choses de la veille, il se demanda comment il avait pu se faire mal. Titubant à travers son appartement il se prépara, car aujourd'hui, il devait encore donner cours.

~ Et bien qu'il en soit ainsi, son esprit était à peu prêt de retour quand il prit la route pour se rendre à l'académie, il était alors un petit peu en retard, mais Boris ne chercha pas à se dépêcher pour autant. Il alla à son allure sur le chemin, se faisant dépasser par des élèves qui, eux, étaient en train de courir et se dépêcher, il reconnu quelques visages d'étudiant, qu'il devait justement avoir en cours. Il arriva à l'entrée de l'établissement et quand il franchit la porte, la sonnerie retentit, comme une alerte, ce bruit résonnait et le faisait souffrir le martyr en résonnant dans son crâne. Un léger rictus se forma sur ses lèvres.

~ Il garda le rythme, avançant lentement à travers les couloirs, et arriva en fin au niveau de la salle des professeurs. Elle était totalement vide, bien entendu, les cours avaient commencé depuis cinq minutes. Sa conscience professionnelle légendaire avait été estompé par la substance grisante, même substance que son corps réclamait encore à l'heure actuelle. Pour combler ce manque il prit un café à la machine et comme d'habitude, comme une routine, pris un café court noir et sans sucre. Le distributeur vrombit doucement avant de se déverser impoliment dans le petit gobelet. Puis pour signifier qu'elle avait finit son travail, cracha bruyamment une touillette dans la tasse. Boris prit son dut et partit en tournant sur ses talons.
Il avança dans les couloirs de l'établissement, vide. Et arriva dans sa salle. Franchit le seuil d'un pas déterminé et regarda sa montre :

*Ummh 15 minutes, c'est mieux que ce que j'espérais!*
~ Relevant la tête il regarda les élèves en face de lui, il balaya du regard l'amphithéâtre qui était bondé et essaya de déceler ceux qui aimaient mettre le désordre dans ses cours. Il en décela deux avec lesquels il avait déjà eu des problèmes, fronça légèrement les sourcils dans leur direction, la réaction se fit sentir dans la tribune et quelques rires fusèrent dans la classe qui venait de reprendre son calme. Boris se retourna et commença son cours :

« Donc comme on l'avait déjà vu hier, quand on parle de propagations d'ondes on parle forcément de Dalembertien vectoriel qui permet de lier les dérivées secondes temporelles et spatiales... »

~ Bien que sa tête n'étaient pas forcément dans l'état le plus adéquat, il parvint à tenir pendant les deux heures de cours qu'il donnait. Il avait réussi à jouer à son jeu préféré pendant le cours : « trouve celle qui a la tête la plus déconfite par ce que tu dis. ». Bien qu'en tant qu'enseignant ce genre de jeu aurai pu être mal prit s'il venait à être connu, c'était un moyen pour lui de se distraire devant un parterre d'étudiant pas tout le temps-là pour écouter ses cours.


Dernière édition par Boris Sirulnick le Mer 2 Juil - 9:57, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Une rencontre, par l'abus altéré [TOME I][PV. Anna Nolann]   Mer 18 Juin - 13:10

avatar
Invité
Invité


Boris Sirulnick & Anna Nolan.

« Dammit »

Lorsqu’Anna ouvrit les yeux, elle ne reconnut pas tout de suite l’endroit où elle se trouvait. Toujours allongée sur son lit, elle fixa le plafond d’un air perplexe, les sourcils froncés, comme si elle attendait des réponses de sa part. Ce n’est que lorsque son réveil sonna pour la seconde fois qu’elle se rappela où elle se trouvait…
Toujours sans regarder autour d’elle, elle chercha à tâtons son téléphone, grognant légèrement en réalisant qu’il était tombé pendant la nuit et qu’elle devrait quitter son lit douillet pour faire cesser sa sonnerie agaçante.
Elle prit quelques secondes afin de rassembler son courage avant de se redresser doucement et d’attraper l’objet qui avait osé interrompre son sommeil. Elle désactiva l’alarme rapidement avant de laisser enfin son regard balayer la pièce.

Elle n’était pas habituée à se réveiller dans cette nouvelle chambre. Son logement étudiant semblait encore si impersonnel qu’il était difficile pour la jeune-fille de s’y sentir chez elle.
Elle lança un coup d’œil aux cartons empilés dans un coin de la pièce et laissa un léger sourire éclairer son visage. Ils contenaient tous les objets « geek » qu’elle avait pu accumuler dans la maison de ses parents et elle ne doutait pas qu’une fois tout ça déballé, elle se sentirait déjà bien plus chez elle dans ce nouveau lieu.

Se rendant compte qu’elle était perdue dans ses pensées depuis maintenant dix bonnes minutes, la jeune-fille consentit enfin à se lever, regrettant immédiatement la chaleur de ses draps…
Elle prit une longue douche, laissant l’eau chaude la réveiller en douceur  et sortit de la salle de bain en se sentant déjà un peu plus humaine.
Se dirigeant silencieusement vers la petite cuisine de l’appartement, elle ouvrit un placard, y piocha sa tasse préférée – celle avec une triforce dessus, un cadeau de son petit frère – et prépara son café en essayant de faire le moins de bruit possible, sachant pertinemment que sa colocataire était encore dans les bras de Morphée.
A la première gorgée cependant, elle ne put retenir son long soupir de contentement, les yeux fermés pour mieux savourer son breuvage préféré.

Une fois son mug complètement vide, elle se sentit enfin d’attaque pour sa journée. Jetant un coup d’œil à son emploi du temps, elle se rendit compte que ses deux premières heures de cours étaient avec M.Sirulnick.

« Damn. » murmura-t-elle en serrant les dents.

Ayant manqué les cours de la veille afin de s’installer, elle n’avait pas encore eu l’occasion de rencontrer le professeur mais elle savait tout de même qu’il enseignait les sciences physiques et la chimie. Malgré ses cours à domicile, Anna savait que son niveau dans les matières scientifiques était moins bon que la moyenne. Elle avait toujours été une littéraire, après tout.
Et elle avait depuis longtemps abandonné l’idée d’obtenir des bons résultats dans les autres matières.
Tout de même décidée à faire bonne impression, elle prépara ses affaires en s’appliquant à ne surtout rien oublier.

Un coup d’œil en direction de l’horloge murale lui apprit qu’elle n’avait plus vraiment le temps de trainer. Après un deuxième passage dans la salle de bain pour se brosser les dents, elle mit sa casquette préférée et se dépêcha de quitter l’appartement tout en enfilant son sac à bandoulière.
La matinée était fraiche et elle regretta un instant son choix vestimentaire : un short en jeans lui arrivant à mi-cuisse et un simple débardeur blanc. Elle se rassura en se disant que le temps finirait par se réchauffer et partit en courant en direction de l’université.
Habiter au centre de la ville était généralement pratique mais avec sa manie de trainer le matin, elle était obligée de courir pour arriver à l’heure.
Elle ne s’en plaignait pas, cela dit. Elle avait toujours aimé courir et ne manquait jamais une occasion de le faire.

Une fois l’académie en vue, Anna put remarquer qu’elle n’était pas la seule à trainer le matin. Plusieurs élèves étaient eux aussi en train de courir dans l’espoir d’arriver avant la sonnerie.
Elle en dépassa quelques un sans regarder, dépassant aussi son professeur sans même le savoir et se dirigea rapidement en direction de l’amphithéâtre.
Celui-ci était déjà plein à craquer et la jeune-fille remarqua rapidement que la seule place libre était au premier rang. Murmurant quelques insultes en anglais et s’attirant quelques regards curieux, elle s’installa, enleva sa casquette et sortit rapidement ses affaires.

C’est à ce moment-là que la sonnerie retentie. Regardant autour d’elle, elle prit enfin conscience que le professeur n’était pas encore là.
Perplexe, elle se tourna vers un garçon installé près d’elle et lui fit son plus beau sourire, essayant d’avoir l’air le plus amicale possible.

« Hey, salut, le prof’ n’est pas encore là ? »

Le jeune-homme sembla étonné de se faire aborder mais aussi un peu surpris par son léger accent. Malgré ses nombreux efforts pour réduire son accent américain, lorsqu’elle parlait il n’y avait aucun doute sur ses origines.

« Oh, nan pas encore. Mais je l’ai vu tout à l’heure, il va surement être en retard, il avait l’air de prendre son temps. »

Il haussa les épaules en la voyant hausser les sourcils, lui fit un petit sourire et se tourna de nouveau vers ses amis lorsqu’il comprit qu’elle n’allait rien rajouter de plus.
M.Sirulnick n’arriva que quinze minutes plus tard, café en main.
Anna s’était tellement ennuyée qu’elle fut presque heureuse de le voir arriver. Presque.
Sans même s’excuser de son retard, le professeur commença son cours. Et dès les premières secondes, Anna comprit qu’elle allait mourir d’ennui.

« Donc comme on l'avait déjà vu hier, quand on parle de propagations d'ondes on parle forcément de Dalembertien vectoriel qui permet de lier les dérivées secondes temporelles et spatiales... »

Elle décrocha donc rapidement du blabla ennuyant de son professeur et l’observa un instant.
Il avait l’air… Pointilleux. Le genre de prof qui ne laisse rien passer.
Se tenant bien droit avec sa tenue bien ajustée et son blaser qui semblait avoir été taillé sur mesure.
Sérieux, oui, mais complètement différent de toutes les personnes que la jeune-fille avait pu rencontrer dans sa vie.
Sa coiffure donnait l’air d’avoir été méticuleusement travaillée afin que chaque mèche soit à sa place et son étrange bouc était parfaitement taillé, lui donnant une apparence assez décalée.
Elle était curieuse de connaitre la personnalité qui se cachait derrière cette apparence.

Se souvenant de son envie de faire bonne impression, Anna essaya de se reconcentrer sur ce qu’il racontait mais rien n’y faisait, c’était bien trop ennuyant pour elle. Non seulement elle n’aimait pas cette matière mais en plus elle n’y comprenait rien.
Elle essaya de se rassurer en se disant que c’était en grande partie parce qu’elle avait loupé le début de la leçon mais elle savait très bien que même si elle y avait assisté, la moitié de ce que disait son prof lui serait passé par-dessus la tête.
Ses yeux bleus devaient probablement refléter tout l’ennui qu’elle ressentait mais elle s’en fichait.

Elle se retenait de mettre un peu plus d’ambiance, ne voulant pas se faire remarquer dès son premier jour mais c’était dur pour elle. Être assis pendant deux heures lorsqu’on est aussi énergique qu’elle, c’est déjà compliqué mais son désintérêt pour le cours rendait l’exercice encore plus désagréable. Elle n’avait d’ailleurs quasiment pas prit de notes.
Elle se contentait donc de jouer avec son stylo – sur lequel était attachée une figurine Angry Birds –, le faisant adroitement tourner dans tous les sens sans même en avoir conscience.
Cependant, son petit jeu innocent tourna bien vite mal lorsque son pauvre stylo, qui en avait visiblement marre de se faire tourner dans tous les sens, décida de s’enfuir et se jeta avec force dans la direction du professeur.
Anna pâlit d’un seul coup, s’attirant un regard amusé de la part du jeune-homme qu’elle avait abordé plus tôt dans la matinée.  
Et dire que je voulais faire bonne impression, fût sa dernière pensée.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Une rencontre, par l'abus altéré [TOME I][PV. Anna Nolann]   Ven 20 Juin - 22:52

avatar
Invité
Invité

Le tableau noir, ce grand ami, celui qui ne te quitte jamais. En qui ta foi peut entièrement combler les bords d'ardoise aux reflets de jais et à la poussière d'ivoire. Le seul qui puisse te permettre de t'exprimer librement, de te laisser étendre tes ailes et t'envoler et te faire t'élever haut dans l'art dans lequel tu excelles. C'est ainsi que lui apparaissait l'impressionnant double tableau basculant qui se dressait devant lui. L'harmonie du bruit sourd du bâton de craie avec la traîné d'un blanc pur décrivant des courbes appelant à l'admiration était pour Boris une oeuvre d'art sans nulle autre pareille.

Il faut dire qu'il n'avait pas encore recouvert l'intégralité de sa tête, les abus répétitifs sur la boisson l'avait grisé d'une manière assez violente. Il ne tolérait pas le moindre bruit. Et devenait très rapidement violent quand quelque chose lui déplaisait. Pas directement de manière physique, mais son corps ne se refusait pas à un conflit contre une autre personne. Bien au contraire.

Le cours se poursuivit, le professeur faisait étalage de démonstration, de figures et de courbes en tout genre. Cherchant au mieux à utiliser les mots juste pour que ses élèves comprennent directement les notions abordées. Il cherchait l'approbation dans le regard des étudiants rangés par rang d'oignon en face de lui. Certains regards étaient déconfit, d'autre étaient vide, d'autre encore endormi. Deux jeunes se mirent à ricaner un peu trop bruyamment dans l'amphi, le bruit de leur rire se réverbéra et fit écho dans la pièce. Un silence de mort s'établit alors. Tous dévisageaient les deux jeunes plaisantins. Comme s'ils étaient les malvenus ici.

Boris aimait par-dessus tout faire respecter l'ordre et la discipline. Ceux qui rompirent le silence furent châtié d'un regard noir ampli de colère et de méprit de la part du professeur. Les deux jeunes gens se turent et se firent tout petit jusqu'à la fin du cours. Mais la rancoeur qu'éprouvait le jeune professeur était vive et encore ardente. Le cours reprit son fil. Le doux bruit du vent qui traversait la pièce de par-en-par par les grandes fenêtres ouvertes était le seul son qui se mélait avec celui des stylos sur les copies et de la craie sur le tableau.

On aurait pu s'attendre que tout reste calme après ce léger incident. Mais que n'est ni, il fallut que d'autre fasse le pitre, au premier rang une jeune fille qui jouait déjà depuis un bon moment avec son stylo l'envoya dans la direction du professeur qui était alors face au grand tableau s'arrêta net. La craie se figea au tableau et ne bougea plus. Boris fit pivoter sa tête pour regarder par-dessus son épaule. Son regard s'arrêta dans la direction depuis laquelle venait le bruit. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour comprendre qui avait fait ça. En voyant le visage presque paniqué de la jeune fille au premier rang cherchant désespérément à le récupérer du regard. Il souffla bruyamment, cherchant à faire comprendre le dérangement que la jeune fille apportait à son cours.

Il se retourna finit la phrase qu'il venait interrompre par des élèves non assidus. Il s'arrêta, se retourna face à la classe, plongé dans un grand silence. Il observa toute l'assemblée encore présente devant lui. Il tourna des talons, fit quelques pas. Descendit de l'estrade placée devant le lourd tableau noir. Contourna la paillasse sur lequel il y avait un dispositif expérimental dont il s'était servit pour mettre en image les principes qu'il expliquait auparavant.

Il arriva enfin à hauteur du stylo posé sur le sol. Se baissa et le ramassa, la craie qui s'était étalée sur ses mains au teint halé se répandit aussi sur le stylo. Il regarda, la jeune fille, essayant de se la rendre attirante. Son regard la scruta rapidement, un sourire forcé gravé sur son visage, Arrivant un peu au-dessous des épaules de la jeune fille, il fut surpris, en mal. Son sourire s'estompa, ses yeux revinrent se fixer dans les yeux de son étudiante. Le bras dans lequel il tenait le stylo décrit un arc de cercle, dans un sens, puis dans l'autre. Les forces centrifuges abattant leur terrible effet conduirent le stylo hors des mains du professeur. Sous le regard étonné de toute la salle, le stylo s'envola, une trajectoire parabolique, tout en pivotant sur lui- même. Il s'envola, encore et encore, passa par la fenêtre et disparu dans un bruit sourd et un léger courant d'air.

Boris regarda sa montre et voyant que le cours allait bientôt se finir, il prit une voix assez forte et portante pour que tout le monde puisse clairement entendre. Il dit alors :

« Bon maintenant je veux que tout le monde se lève et sorte de cette salle. Et je le veux tout de suite ! »

Dans une cacophonie sans nom, rompant le silence et l'ordre auparavant établit. Toute la salle se remua. Avant que le professeur ne reprenne la parole et ajoute :

« Sauf les deux glandus au fond et toi la petite maligne. »

En quelques secondes la quasi-totalité des élèves s'étaient enfuis et les autres ne tardait pas à les rejoindre.

Il attendit que tout le monde soit parti et continua sa réprimande :

« Bon vous deux, c'est pas la première fois, mais assurez-vous que ça soit la dernière. J'en ai connu des plus dur que vous, étrangement ils ne résistaient pas très bien à l'acide nitrique. »

Bien entendu tout cela était du bluff. Mais s'il arrivait à les effrayer suffisamment il savait qu'il aurait deux agneaux doux comme du miel à la place de deux je-m'en-foutiste notoire.

« Maintenant partez tout de suite et laissez vous une bonne semaine pour réfléchir et ne plus revenir, ça nous fera à tous le plus grand bien. »

Il termina, regarda les deux jeunes partir à un rythme proche de la course et se tourna vers la jeune fille qui était seule dans la salle. Il s'adressa à elle, se rapprochant suffisamment pour essayer de paraître menaçant.


« Alors, quant à vous, je ne sais pas... Je ne sais pas ce que vous faites là, à en voir votre regard de merlan frit vous ne comprenez pas ce qu'il se passe ici c'est ça ? C'est l'académie ici, pas le cirque ! Si vous voulez du spectacle je vous conseille le cirque. Maintenant avez-vous la moindre chose à ajouter à cela ? »
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Une rencontre, par l'abus altéré [TOME I][PV. Anna Nolann]   Dim 13 Juil - 1:26

avatar
Invité
Invité

Alors que son stylo volait dans la direction du professeur, Anna avait l’impression que toute la scène se passait au ralenti et que, peut-être, si elle bougeait assez vite, si seulement elle avait développé des pouvoirs surnaturels, elle pourrait l’attraper avant que ce ne soit trop tard… Mais malheureusement pour elle, elle n’était qu’une simple humaine et c’était tout bonnement impossible. La seule chose qu’elle pouvait faire c’était rester assise là, la bouche ouverte, à attendre la réaction du professeur telle une condamnée à mort.
Et condamnée, elle l’était peut-être, au vu de la réaction qu’il avait eu juste avant en entendant deux de ses camarades ricaner. Elle n’en ressortirait probablement pas entière… Et dire qu’elle n’avait même pas fait de testament. Ses parents allaient surement en profiter pour vendre ou, pire, jeter tous ses accessoires geek pendant que son petit frère lui volerait son laptop et lirait tous ses emails et son historique… Non, elle ne pouvait décidemment pas mourir dès son premier jour et risquer de traumatiser Sam avec le contenu de son ordinateur.
… Non pas qu’elle ait quoi que ce soit à cacher. Anna était l’image même de la pureté et l’innocence, après tout. (Moi, faire de l’ironie ?)

Lorsque le stylo se décida finalement à atteindre le sol dans un léger bruit qui résonna pourtant dans tout l’amphi, elle sentit tous les regards se poser sur elle. Si certains étaient remplis de compassion, lui prouvant par la même occasion qu’elle risquait vraiment d’y passer, d’autres étaient si amusés par la situation que ça frôlait le sadisme. Ou plutôt, c’était en pleins dedans. Ils semblaient même à deux doigts de sortir du popcorn… Et s’ils n’avaient pas été si effrayés par leur professeur, Anna était sûre qu’ils seraient déjà en train de ricaner comme des hyènes. Et le pire, c’est qu’elle aurait largement préféré ça au silence de mort qui s’était abattu dans l’amphi.
Et dire qu’elle avait été à deux doigts de tenir les deux heures sans accident, de faire bonne impression – si on oubliait le fait qu’elle n’ait pratiquement rien écrit … Mais non, il avait fallu que son stylo Angry Birds décide de faire un petit plongeon, comme dans le jeu éponyme. (Ce qui, dans une autre situation, l’aurait bien fait rire. Mais là, elle était bien trop consciente de sa mort imminente pour se laisser aller à une telle réaction… Surtout que ça aurait juste empiré la dite-situation.)

Le professeur Sirulnick se figea et Anna reteint son souffle, comme tous les élèves. Ils attendaient sa réaction sans savoir à quoi s’attendre de sa part. A la surprise générale, il sembla se contenter de souffler bruyamment avant de finir sa phrase comme si rien ne s’était passé.
La jeune Américaine se demanda un instant si elle avait sérieusement réussi à éviter par elle ne savait quel miracle les foudres de son professeur mais lorsqu’il se retourna de nouveau, elle comprit qu’il n’allait pas la laisser s’en tirer aussi facilement. Il avait l’air à la fois calme, presque impassible, et tendu lorsqu’il se décida à bouger. Alors que le seul bruit audible était celui de ses pas, le professeur descendit de l’estrade, contourna tous les obstacles qui osait lui barrer la route sans même changer son rythme et s’arrêta devant le stylo. Il se baissa, le ramassa, se redressa et regarda un instant Anna, un sourire visiblement forcé collé sur le visage.

Un instant, et peut-être était-ce dû au manque d’oxygène ralentissant son cerveau (car oui, elle retenait encore son souffle),  la jeune-fille nourrit l’espoir de récupérer son stylo… Mais lorsque le regard du professeur tomba sur sa poitrine (pour le moins inexistante) et qu’il perdit son sourire, ses espoirs partirent en fumés. Anna fronça les sourcils à sa réaction, ses neurones cherchant à comprendre ce qui avait provoqué ce brusque changement d’expression chez son professeur… Elle suivit donc son regard, réalisant peu à peu ce qui venait de se passer…
Lorsqu’elle comprit enfin, elle en fut plus qu’indignée. Il venait de la mater. Et en plus, il était pas content ! Une fois le choc passé, ce fut la colère qui prit le dessus et elle lui lança son regard spécial « Si tu me cherches, tu vas me trouver  et je peux te garantir que tu ne vas pas du tout aimer ça ! » mais avant qu’elle ne puisse exprimer son mécontentement clairement – et donc bien plus bruyamment – le professeur Sirulnick fit quelque chose qui surprît toute la classe.
Il balança le stylo par la fenêtre.

Son stylo.
Son stylo Angry Birds.
Son stylo Angry Birds préféré.
Elle le regarda s’envoler et encore une fois, elle eut l’impression que la scène se déroulait au ralentit. Sans réfléchir, elle se redressa d’un seul coup tout en lâchant un bruyant « NAAAAOOOOOON ! », posa un genou sur la table et tendit le bras dans la direction de son précieux… Mais c’était trop tard. Elle ne pouvait que le suivre du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse complètement.
Elle resta un instant comme ça, le bras encore tendu, sous le choc, si bien qu’elle ne se rendit même pas compte que les autres élèves s’agitaient autour d’elle et que la salle se vidait rapidement.
Lorsque ses deux neurones se reconnectèrent enfin, elle ferma la bouche, pria pour ne pas avoir gobé de mouches entre temps, et tourna de nouveau son regard vers le professeur, pile au moment où celui-ci s’approchait d’elle d’un air menaçant.

« Alors, quant à vous, je ne sais pas... Je ne sais pas ce que vous faites là, à en voir votre regard de merlan frit vous ne comprenez pas ce qu'il se passe ici c'est ça ? C'est l'académie ici, pas le cirque ! Si vous voulez du spectacle je vous conseille le cirque. Maintenant avez-vous la moindre chose à ajouter à cela ? »

Cependant, Anna était bien trop prise dans ses propres pensées pour faire attention à ce qu’il lui disait. Elle était choquée et en colère. En plus de la mater et de montrer pas si subtilement son déplaisir quant à la taille de sa poitrine, – Et d’ailleurs, qu’est-ce qu’il avait avec ça ? Ses boobs étaient parfait comme ça ! Et en plus, elle aurait moins de problèmes de dos ! – Boris Sirulnick venait de jeter son stylo préféré par la fenêtre. Cet espèce de… Sans réfléchir, elle se redressa brusquement, lui lança un regard empli de colère et lui cria plus qu’elle ne parla :

« ARE YOU FUCKING KIDDING ME ?! C’ÉTAIT MON STYLO PRÉFÉRÉ ! JE SAIS PAS CE QUI ME RETIENT DE VOUS JETER PAR LA FENETRE POUR VOIR SI VOUS AIMEZ VOLER, VOUS AUSSI! »

Sans se soucier de son manque de respect, elle gonfla fièrement le torse, les mains bien planté sur ses hanches avant de continuer, toujours aussi bruyamment :

« ET PUIS QU’EST-CE QUE VOUS AVEZ CONTRE MES BOOBS ?! Non, attendez, c’est pas la question… D’OÙ VOUS MATER MES BOOBS, POUR COMMENCER ?! »

Sans s’en rendre compte, elle avait fini par se mettre totalement debout sur la table afin de dépasser la taille de Boris et se mettre en position de force. Et puis, de là, elle pourrait peut-être même réussir à trouver un plan de fuite si la réaction du professeur l’y contraignait… Mais pour l’instant, sa mission constituait à évacuer toute sa colère sur l’odieux personnage qu’elle venait de rencontrer et qu’elle ne risquerait pas d’oublier…

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Une rencontre, par l'abus altéré [TOME I][PV. Anna Nolann]   Mer 16 Juil - 21:14

avatar
Invité
Invité

Les bras croisés, le regard fixement ancré dans les deux yeux bleu, deux océans azur, dont la surface semblait trouble, le fond n'étant plus visible, caché par les ondulations chaotiques de son étendue infinie. Comme un absentéisme latent de connexion neurologique dans le crâne de son élève. Mais sans crier garde, la scène dont il allait être témoin, Boris n'y était pas préparé. La jeune fille commença à hausser le ton :

« ARE YOU FUCKING KIDDING ME ?! C'ÉTAIT MON STYLO PRÉFÉRÉ ! JE SAIS PAS CE QUI ME RETIENT DE VOUS JETER PAR LA FENETRE POUR VOIR SI VOUS AIMEZ VOLER, VOUS AUSSI! »

Son timbre de voix était différent des autres élèves et de toutes les autres personnes qu'il connaissait et qui parlait le français, une étrangère ? Ce fut la première réflexion qu'eut le professeur. La seconde, suivant juste, fut :

*Mais d'où elle me parle comme ça cette gamine ?*

Pendant le sermon de l'étudiante il resta de glace, le regard ferme et les bras croisés. Cependant, quelque chose le turlupinait, quelque chose d'étrange. Comme si... Comme si la jeune fille était en train de monter sur sa table, elle escaladait fièrement sans détourner du regard. Ses deux océans azurés qui avaient tourné à la tempête et l'orage tonnait dans ses deux perles. Son regard qui se hissait dans le paysage de l'amphithéâtre. Boris fronça des sourcils comprenant ce qu'il se passait. Mais l'étudiante ne se laissait pas abattre, elle continua avec ces mots :

« ET PUIS QU'EST-CE QUE VOUS AVEZ CONTRE MES BOOBS ?! Non, attendez, c'est pas la question... D'OÙ VOUS MATER MES BOOBS, POUR COMMENCER ?! »

Il est vrai qu'il avait laissé s'échapper son regard un instant sur sa maigre poitrine, mais pas de quoi en faire toute une histoire, surtout sur ce qu'il y avait à voir et à la platitude qu'elle semblait fièrement arborer comme un étendard porté bien haut. Ses petites mains posé sur ses hanches et le buste en avant comme pour remettre en valeur son absence d'atout, elle se tenait là, debout, sans gène aucune, sur sa table. Comme si c'était là la tenue la plus normale. Boris n'était cependant pas mal à l'aise, des gamines comme elle il en avait maté de plus dur quand il était retourné dans son Koweït natal. Mais ils étaient cependant beaucoup plus jeune. Celle là n'avait donc jamais été éduqué ?

Mais revenons au sujet, ses « boobs » comme elle les appelaient, pourquoi faire une scène là-dessus. Dans la tête du professeur se répéta en vain cette question :

*Pourquoi donc les femmes exhibent leur poitrine pour faire un scandale quand un homme ose poser son regard dessus ?*

Cette question aussi intéressante soit-elle ne devait pas troubler le professeur. Bien que dans un état de fraîcheur passable il devait rester alerte et ce qui se déroulait devant lui ne devait pas être laissé impunie et devait cesser sur-le-champ. Reprenant sa respiration il reprit la parole, sur un ton qui se voulait assez dur, mais sans monter le volume il s'adressa à la jeune fille en disant :

« Oui... Soit je parlais de cirque, je ne vous demande pas de vous donner votre petit numéro de funambule. Descendez de cette table avant d'avoir à le regretter. »

Et sans attendre la réaction de ce qu'il venait de dire il poursuivit :

« Pour ce qui est de vos soit disant boobs je n'ai rien dit de mal contre eux... Pour le moment. Vous savez vous pouvez leur donner le nom que vous voulez vous ne changerez pas leur insuffisance quand il s'agit de charmer un homme. Vous auriez été un tant soit peu fournit peut-être votre horreur de stylo n'aurait pas traversé la fenêtre. Mais bon vous savez ce que l'on dit, ce sont les plus petits roquets qui aboient le plus. »

Son regard toujours ancré dans celui de son étudiante, il décida de rompre le contact visuel, se retourna en montrant son dos à l'élève encore postée sur sa table. Et s'avança d'un pas lent et résonnant dans l'amphi maintenant presque désert vers la fenêtre qui donnait sur l'extérieur du campus, la vue était belle et dégagée, pas un seul nuage dans ce vaste ciel bleu, il garda ses bras croisé, le regard porté au loin essayant en vain de reluquer ce qui passait dans le parc avoisinant les bâtiments mais n'y parvenant pas. Quelques secondes s'écoulèrent ainsi, l'incapacité qu'il avait à voir sur de grandes distances ne le mit pas jouasse et ses lèvres firent une rapide grimace passant inaperçue.


Un instant plus tard, il fit volte face et voyant que son élève n'avait toujours pas bougé de son perchoir, il décida de revenir sur ses pas, il relança son regard le faisant plus menaçant dans celui de la jeune fille. Une pulsion sûrement, quelque chose d'insurmontable, sûrement ce mal de tête qui le taraudait depuis ce matin, il se saisit du pied de la table et le secoua avec force. Une décision qu'il regrettera sans aucun doute.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Une rencontre, par l'abus altéré [TOME I][PV. Anna Nolann]   

Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
 

Une rencontre, par l'abus altéré [TOME I][PV. Anna Nolann]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» TRICHEUSES (Tome 3) d'Anna Godbersen
» REBELLES (Tome 1) de Anna Godbersen
» VENENEUSES (Tome 4) de Anna Godbersen
» RUMEURS (Tome 2) d'Anna Godbersen
» LA REINE DE LUMIERE (Tome 1) ELORA de Mireille Calmel

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Lover Curses :: L'Académie :: L'amphithéatre-